Carnet d'adresses

par Arnaud Baumann

Un voyage brut à travers la quête de liberté

Quelque mots sur Carnet d'adresses

CARNET D’ADRESSES

La photographie, comme toute forme d’art, est une quête de quelque chose. De soi ? De vérité ?
Recherche de provocation ?

Il y a vingt-cinq ans, la génération libérée d’après 68 pouvait goûter bien des plaisirs sans trop craindre la sanction du chômage, pas encore celle du sida et moins qu’aujourd’hui celle des extrémismes idéologiques et religieux.

Dans les année 80, la chute imminente du Mur de Berlin et une Europe en marche, allaient abolir quelques frontières, ces misères archaïques installées entre les peuples… Nous vivions dans l’espoir d’un monde meilleur. Plus libre.

Ma soif de liberté, associée à une recherche identitaire, me conduisit à faire poser, dans le plus simple appareil et détaché de toute considération esthétique, mes amis et relations.
« Carnet d’Adresses » (éd. du DTV), recueil de portraits nus, célèbres et inconnus, clamait la vérité du regard, sans complexe ni complaisance.

Alors que l’entente européenne peine à subsister, d’autres menaces, climatiques ou conflictuelles, viennent assombrir l’horizon.

À cela s’ajoute le retour de la morale étriquée de nos aînés.

Ma quête de vérité toujours vitale, me conduit à risquer de choquer en montrant ce travail personnel, débridé mais assumé, œuvres sans concession de mes jeunes années de photographe.

Arnaud Baumann, Paris 2024

Autoportrait et ma coiffeuse Katia carnet d'adresses arnaud